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Une action en tout temps pour les patients en France

Il y a des décennies que des malades sont évacués de Polynésie-Française sur les différents sites hospitaliers de métropole et depuis l’ouverture du nouveau centre hospitalier du Taaone seules certaines pathologies le sont encore.
Comment faire face à l’annonce de sa maladie, de celle de son enfant ou de celle d’un parent?
Comment quitter en urgence (parfois deux ou trois jours de préparation seulement) la Polynésie-Française sans soutien financier durable ?
Comment quitter en urgence la Polynésie-Française où il y fait plus de 25°c et arriver en métropole ou il n’y fait plus que 5°c?
Comment faire face au besoin de sécurité (psychologique) et alimentaire dans des situations de solitude extrême?
Arrivés en France nos compatriotes sont démunis face à la maladie; la leur, celle de leur enfant ou celle du parent qu’ils accompagnent. Ils ont souvent quitté la Polynésie-française (Tahiti et ses îles) du jour au lendemain sans soutien psychologique voir même financier et dans la majorité des cas les accompagnants ont dû laisser leurs emplois (prise de congés sans solde-démission) pour être au chevet de leur enfant ou parent ce qui n’arrange en rien leur situation financière.
J’ai été touchée par l’histoire d’un enfant polynésien atteint d’une leucémie et c’est en le visitant à l’hôpital Robert Debré à Paris que je me suis rendue compte qu’il n’était pas le seul à être hospitalisé pour cela et que d’autres enfants étaient présents avec un de leur parent mais j’ai également accompagné et visité des patients adultes.
J’ai de suite été marquée dans de nombreux cas, par l’absence des produits dit de première nécessité (vestimentaires, hygiène, alimentaires…).
Et le patient quel que soit le régime auquel il est affilié se retrouve en difficulté ; morale, alimentaire, financière…
•Un parent a accompagné son enfant, il est fonctionnaire d’état donc affilié à la CPAM celle-ci prend en charge l’enfant mais pas le logement du parent qui est hébergé en maison parents-enfants à l’hôpital. La MGEN prend en charge 28€ par jour pour celui-ci mais il lui reste à sa charge 801,60€ pour 30 jours d’hébergement. Charge non prévu dans le budget initial de ce foyer.
•Un autre enfant se sachant mourant ne désirait qu’une chose, revoir son papa qu’il n’avait pas revu depuis 9 mois, et avoir ses deux parents auprès de lui.
Après une recherche de fonds pour dans un premier temps constituer un passeport d’urgence non biométrique, le père a pu arriver après 35h heure d’avion en passant par Auckland Hong Kong.
L’enfant est décédé le 29 janvier 2017 à 1h30 et le père est arrivé sur Paris ce même jour à 7h30 du matin.
Des exemples parmi tant d’autres.
Ce sont toutes ces situations de précarité, tous ces évènements qui m’ont poussé à créer cette association cela m’a interpellé et profondément bouleversée.
Je ne pouvais rester insensible à cette détresse qui était la leur, face à la situation qu’ils traversaient.
C’est pourquoi, l’association Polynéssienne Te Rima o te Here a pour objet :
– De soutenir et d’accompagner les patients Polynésiens leurs familles et les accompagnateurs face à la maladie, par tous moyens et tous supports en France
– Le soutien et l’accompagnement global des patients Polynésiens, leurs familles et les accompagnateurs face à l’annonce et à la prise en charge des maladies lourdes tel que des cancers, des leucémies, et/ou des tumeurs mais également toutes maladies ou soucis de santé ayant conduit à un éloignement de la Polynésie pour la poursuite des soins.
– La sensibilisation sur les maladies récurrentes en Polynésie et la prise en charge des soins en Polynésie et en France.
– Informer les patients de la nécessité d’avoir en leur possession des copies de différents papiers administratif (livret de famille, acte de naissance…)
– Suggérer à tous qu’être en possession d’un passeport biométrique à jour n’est pas une futilité malgré le coût.
L’équipe de l’Association Polynésienne TE RIMA O TE HERE la main de l’Amour une action en tout temps pour les patients de Tahiti en France

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